Réaction de la Mutualité chrétienne à l’accord médico-mutuelliste pour les 2 prochaines années
Elise Derroitte, vice-présidente de la Mutualité chrétienne (MC) : « Les échanges qui ont mené à cet accord n'ont pas été simples, compte tenu d’un contexte budgétaire difficile. Mais obtenir un accord qui permet au patient de savoir exactement ce qu’il devra payer de sa poche montre tout l'intérêt d'une gestion paritaire des soins de santé par les professionnels de santé et les représentants des patients. Cela démontre la relation de confiance entre les médecins et les mutualités. »
« Il est très important pour le patient qu’un tel accord existe. Cela implique une sécurité tarifaire lorsqu’il se rend chez un médecin conventionné. »
Quelles sont les principales décisions ?
- Durant les deux ans de l'accord, une solution sera mise en place pour le remboursement des soins à distance (soins de première ligne). Un budget sera alloué à cet effet, et le système de contact et de conseil téléphonique sera réformé simultanément.
- Le système de primes pour les médecins généralistes fait l'objet d'une réforme en profondeur afin de devenir un véritable incitant à la qualité et à l'efficacité (notamment la lutte contre la surconsommation). Ceci permettra, entre autres, des prescriptions plus ciblées pour les analyses en laboratoire et l’imagerie médicale.
- Des efforts accrus sont déployés en matière de prévention, en intégrant visiblement cette approche dans le dossier médical global du patient, géré par son médecin traitant.
- Malgré les mesures d'austérité, de nouvelles initiatives pourront être mises en œuvre pour améliorer la collaboration entre les soins primaires et secondaires. Par exemple, les consultations entre médecins généralistes et pédopsychiatres seront remboursées. Cela permettra aux médecins généralistes de s'impliquer davantage dans le suivi des jeunes patients, avec l'appui des pédopsychiatres.
Le gouvernement exige des économies substantielles dans le secteur de la santé. Les médecins prendront 150 millions d'euros à leur charge en 2026, en plus des 62 millions d'euros déjà prévus pour les mesures de contrôle et des 16 millions d'euros pour les mesures concernant la prescription rationnelle de médicaments.
Simon Vandamme